Hello et bienvenue dans cette nouvelle édition ! Chaque semaine, je vous partage de l’inspiration et des bonnes pratiques pour mieux travailler en équipe.
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Bonne lecture,
Baptiste.
📢 Et si promouvoir votre meilleur manager était la meilleure façon de saboter deux équipes d’un coup ?
Le 5 novembre à 11h, avec Anaïs Georgelin de somanyWays, on vous ouvre le capot de la prise de poste de Manager de manager. On vous partagera les pièges de posture et une méthode pour les accompagner (on a préparé une checklist exclusive pour vous).
Les places sont limitées. Inscription par ici.
Bonjour,
« Ça ira plus vite si je le fais moi-même. »
C’est la phrase qui épuise les managers venus de l’expertise. Et le problème, c’est qu’elle est vraie. Vous irez effectivement plus vite.
Vous connaissez le dossier, vous avez les raccourcis, vous le faites en vingt minutes là où il faudra une heure à quelqu’un d’autre.
Le mensonge n’est pas dans la vitesse. Il est dans l’horizon.
Le calcul qu’on ne fait jamais
20 minutes, c’est peu. 20 minutes 40 fois par an, c’est 13 heures. Et à la 40e fois, vous êtes toujours la seule personne à savoir le faire.
C’est exactement ce que dit l’outil dont je veux vous parler, dans une formule que je trouve imparable : chaque fois que vous la faites vous-même, vous achetez du retard.
L’outil
On a mis en ligne une aide à la décision.
Vous nommez la tâche qui vous encombre, vous répondez à 5 questions maximum et vous repartez avec un verdict : abandonner, garder, déléguer ou former quelqu’un.
La 1ere question est celle qu’on ne pose jamais
Elle ne porte pas sur qui va faire la tâche. Elle porte sur la tâche elle-même :
« Si cette tâche n’était plus faite du tout, que se passerait-il ? »
Avec cette indication : beaucoup de tâches survivent par habitude, pas par utilité.
Tous les conseils sur la délégation partent du principe que le travail doit exister.
C’est vrai ça : avant de chercher à qui confier ce reporting mensuel, demandez-vous qui l’a lu la dernière fois.
La meilleure délégation reste celle qu’on n’a pas eu besoin de faire.
La question qui démonte l’excuse
Si la tâche est nécessaire, l’outil demande : « Êtes-vous réellement la seule personne à pouvoir la faire ? »
Et il prend soin de définir « la seule » au sens strict : un mandat, une confidentialité, une relation qui repose sur vous.
Puis il ajoute cette ligne, qui vaut à elle seule le détour :
« Je vais plus vite » ne compte pas.
6 mots qui ferment la porte de sortie préférée de tous les managers-experts.
Aller plus vite n’est pas une raison de garder, c’est une conséquence de l’avoir gardé.
Ce qui m’a surpris
J’ai testé le chemin de la mauvaise foi. J’ai répondu que la tâche était nécessaire, puis que oui, elle reposait vraiment sur moi, puis qu’elle revenait régulièrement.
Verdict : former quelqu’un.
Autrement dit, l’outil ne me croit pas.
J’ai dit que j’étais le seul à pouvoir le faire, et il me répond que si ça revient toutes les semaines, c’est encore pire : parce qu’un goulot d’étranglement récurrent n’est pas une compétence rare, c’est une organisation qui n’a jamais été corrigée.
Et les 3 étapes qu’il propose derrière sont d’une sobriété qui fait du bien :
Choisir la personne pour qui c’est un cadeau : une montée en compétence et pas une corvée de plus.
Faire la tâche ensemble une fois, puis en observateur une fois puis plus du tout.
Accepter que les deux ou trois premières fois soient moins bien que les vôtres.
C’est la 3e qui bloque tout le monde
La délégation ne meurt jamais au moment de la décision.
Elle meurt à la 1ere livraison décevante.
Vous recevez le travail, il est à 70 % de ce que vous auriez fait, et vous avez 2 secondes pour choisir.
Soit vous reprenez la main « juste cette fois » et vous venez d’enseigner que la délégation est une épreuve qu’on échoue.
Soit vous dites ce qui manque, précisément, et vous laissez refaire en sachant que la deuxième version sera à 85 % et la troisième au niveau.
Personne ne vous a prévenu que ces deux secondes existaient. Elles sont pourtant le seul endroit où la délégation se joue vraiment.
Une dernière chose
On présente toujours la délégation comme une technique de gestion du temps.
Comme si l’objectif était de vous libérer des créneaux.
C’est autre chose.
Déléguer, c’est la seule façon de savoir si vous avez construit une équipe ou simplement rassemblé des gens qui vous attendent.
Et ça, ça ne se mesure pas quand vous êtes là.
Ça se mesure le jour où vous n’y êtes pas.
Pour aller plus loin
L’outil rejoint la série des outils gratuits pour managers :
minuteur de réunion, test « prêt·e à devenir manager », générateur de questions de 1:1, préparation d’un feedback, planificateur de rituels d’équipe, « stop au tour de table ».
Tous gratuits, sans compte et sans tracking.
Si l’un d’eux vous est utile, partagez-le à un manager ou un collègue que ça pourrait aider.
À la semaine prochaine,
Baptiste.
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Voilà et n’oubliez pas :
On n’apprend jamais mieux qu’en faisant !


