Les grandes oubliées du monde du travail
9 millions de femmes que personne ne voit.
Hello et bienvenue dans cette nouvelle édition ! Chaque semaine, je vous partage de l’inspiration et des bonnes pratiques pour mieux travailler en équipe.
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Bonne lecture,
Baptiste
📊 Baromètre RH 2026. Pour la première fois, la qualité de vie au travail s'impose comme la priorité n°1 des RH (60 %). La gestion des seniors, elle, plafonne à 14 %.
Ce baromètre - réalisé par PayFit et les éditions Tissot, auprès de 628 professionnels - dessine une fonction RH qui se recentre sur la santé mentale et la prévention des risques psychosociaux, mais qui peine encore à embrasser l’enjeu démographique.
À télécharger ici et à mettre en regard avec notre sujet cette semaine.
Il y a 9 à 10 millions de femmes entre 45 et 65 ans en France.
Quasiment aucune en couverture de magazine. Très peu dans les CODIR. Quasiment jamais recrutées après 50 ans.
Dans le nouvel épisode de Learning by doing, je reçois Sophie Dancourt, journaliste, fondatrice du média J’ai piscine avec Simone et autrice qui depuis 10 ans documente ce que la société raconte (ou ne raconte pas) des femmes après 45 ans.
Sophie a un truc rare : elle ne s’excuse pas.
Elle revendique même le mot “vieille”.
Le terme de senior est horrible : t’es senior dans les boîtes à partir de 45 ans jusqu’à la tombe. Quel est le point commun sur ce laps de temps ? Une espèce de mot informe. Donc vieille, c’est bien.
On a échangé autour de 3 idées.
Le récit dominant est un récit de disparition.
Quand on parle des femmes après 45 ans, on parle d’anti-âge, d’anti-rides, d’anti-vieillissement. La presse a évolué — on voit plus de cheveux gris en couverture qu’il y a 10 ans — mais Sophie n’est pas dupe :
Il y a beaucoup de déclaratif. Mais dans la vie, est-ce que ça joue vraiment ? Les représentations et les imaginaires sont quand même calqués sur un vieux modèle.
Conséquence directe : l’invisibilisation est tellement profonde que les femmes elles-mêmes l’ont intériorisée. Dans les magazines pour les +60 ans, l’âge “acceptable” du mannequin reste 35 ans.
Au travail, c’est un angle mort stratégique.
Toutes les études disent la même chose : la mixité d’âge dans les équipes est une source de performance. Aux États-Unis, les start-up qui performent le plus sont celles fondées par des entrepreneurs de plus de 50 ans.
Et pourtant — refus quasi systématique de recruter au-delà de 50 ans.
Tout le monde a les études. Tout le monde sait. Mais ça ne rentre pas dans l’imaginaire.
Le sujet déborde largement la fonction RH. Sophie est très claire là-dessus : c’est un sujet de CODIR. Quelle entreprise veut-on être ? Avec qui veut-on bosser ? La pyramide des âges ne nous laissera de toute façon pas tellement le choix.
Le pivot après 50 ans est une compétence sous-estimée.
Ce qui a frappé Sophie en lançant son média : ces femmes ont une capacité de transition hors normes. Parce qu’elles ont déjà vécu mille transitions — pros, perso, familiales. Et parce qu’à cet âge-là, le poids des injonctions s’allège.
L’invisibilité, ça peut aussi servir à faire des trucs dans ton coin. Personne ne vient enquiquiner. Et quand ça marche, ils s’en font voir.
Ma conviction en sort renforcée : On parle beaucoup de diversité dans les organisations. La diversité d’âge est sans doute celle qu’on traite le moins — et qui pourtant rejoint un enjeu démographique imparable.
Un épisode pour celles et ceux qui veulent regarder en face un angle mort de leurs équipes.
Les rendez-vous à venir
Passer d’expert à manager : réussir sa transition pas à pas
Salon du Management — 2 juin, Paris, 9h30.
C’est LE rendez-vous du management : lesalondumanagement.com
J’ai la chance d’y animer un atelier sur le thème “Passer d’expert à manager : réussir sa transition pas à pas”.
En 45 minutes, l’atelier alternera :
mise en situation
micro-échanges entre participants
passage à l’action individuel
L’objectif : repartir non seulement avec des idées, mais surtout avec un premier pas concret à tester dès la semaine suivante.
La bonne nouvelle : j’ai 5 places à vous offrir avec le code promo “BaptisteBenezet” sur la billetterie 👉 lesalondumanagement.com
Attention, le nombre de places limitées.
Manager toxique : comment et à qui en parler avant que ça dérape ?
Webinar avec teale — 4 juin, 11h.
Remarques qui blessent, objectifs qui changent sans explication, double discours, micro-management, silences hostiles, injonctions contradictoires… Les signaux d’un environnement de travail toxique passent souvent sous le radar. Jusqu’au jour où un collaborateur craque.
Quelques chiffres pour planter le décor :
1 salarié européen sur 5 dénonce un management “toxique” (ADP)
Près d’1/3 des salariés pourraient quitter leur entreprise à cause de mauvaises relations avec leur manager (OpinionWay / Tellent)
Les RPS représentent 2 à 3 milliards d’euros de coûts par an pour les entreprises françaises (Assurance Maladie / INRS)
Avec Anaïs Roux (Directrice scientifique & psychologue du travail chez teale), on va creuser : comment reconnaître un management toxique, pourquoi les collaborateurs n’en parlent pas, à qui s’adresser et quand, et 5 outils pratiques pour faire circuler la parole avant la rupture.
Le replay sera envoyé même si vous ne pouvez pas être là en direct.
Voilà pour cette semaine,
preneur de vos retours sur l’épisode,
À très vite,
Baptiste.
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Voilà et n’oubliez pas :
On n’apprend jamais mieux qu’en faisant !





