Vive le Télé-train-vail !
Mode d’emploi en 5 étapes pour bien bosser dans le train
Hello et bienvenue dans cette nouvelle édition ! Chaque semaine, je vous partage de l’inspiration et des bonnes pratiques pour mieux travailler en équipe.
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Bonne lecture,
Baptiste.
Il y a un peu plus d’un an, j’ai écrit un post LinkedIn depuis un train pour Zurich.
J’étais dans le TGV Lyria, quelques heures devant moi, une to-do bien remplie et cette sensation rare : avancer vite, calmement, sans être interrompu toutes les deux minutes.
J’ai posté ça presque sans y croire.
Résultat : plus de 130 000 vues, des centaines de réactions, et un constat assez simple.
Je n’étais visiblement pas le seul à ressentir ça.
Les équipes de TGV Lyria m’ont contacté et on a exploré un sujet plus intéressant qu’il n’en a l’air : Comment bien travailler dans le train ?
Pas “comment répondre à 47 mails entre Paris et Lausanne”.
Plutôt : comment transformer un trajet professionnel en vraie parenthèse utile ?
Car le train n’est pas seulement un bureau mobile.
C’est parfois l’un des rares moments de la semaine où l’on peut reprendre la main sur son attention.
Le train n’est pas fait pour tout
Quand on se dit “je vais travailler dans le train”, on imagine souvent une version compacte d’une journée de bureau : des mails, des visios, des messages, des validations.
Sauf qu’un trajet a ses contraintes : la connexion, l’environnement, le bruit, la place disponible.
Mais il a aussi un énorme avantage : un bloc de temps délimité.
Un début. Une fin. Moins de sollicitations immédiates.
Ce n’est donc pas le meilleur moment pour tout traiter.
C’est le meilleur moment pour faire ce qu’on repousse toujours.
Par exemple : clarifier une idée, structurer une note, préparer une réunion importante, relire un document, remettre à plat ses priorités.
Penser, tout simplement.
Mon mode d’emploi en 5 étapes
1. Donner une mission au trajet
Avant de monter dans le train, je me pose une question simple :
À la fin du trajet, qu’est-ce qui me ferait dire que ce temps a été utile ?
Pas “occupé”. Utile.
Exemples :
“Je veux sortir avec la trame de ma prochaine newsletter.”
“Je veux clarifier les 3 messages clés de mon intervention.”
“Je veux remettre de l’ordre dans mes priorités de la semaine.”
Le train devient beaucoup plus efficace quand on lui donne une mission.
2. Commencer sans écran
Les 10 premières minutes, je sors un carnet ou une feuille.
J’écris ce que j’ai en tête. Ce qui m’encombre. Ce qui est flou.
Ce qui mérite mon attention. Avant d’ouvrir mon ordinateur, je vide la tête.
Sinon, je retombe immédiatement dans le réflexe classique : ouvrir mes mails, me laisser happer par les urgences des autres, et perdre le bénéfice du trajet.
3. Protéger le trajet comme un sas
Le vrai luxe du train, ce n’est pas seulement la table rabattable.
C’est la possibilité de créer un sas.
Un moment où l’on n’est pas totalement disponible.
Pas obligé de répondre dans la minute.
Pas happé par l’agitation du bureau.
Pour ça, il faut un minimum d’intention :
couper les notifications,
prévenir qu’on sera moins réactif,
télécharger les documents nécessaires,
choisir une playlist qui aide à entrer dans le rythme.
Ne pas répondre tout de suite, ce n’est pas disparaître.
C’est travailler autrement.
4. Garder les bonnes tâches pour le bon moment
Certaines tâches se prêtent très bien au train :
rédiger, relire, préparer, synthétiser, prioriser, imaginer.
D’autres beaucoup moins : enchaîner les calls, traiter des sujets sensibles, gérer 25 messages en parallèle, faire du reporting en urgence.
Le train est excellent pour les tâches de fond.
Moins pour le mode pompier.
Au lieu de subir le trajet comme un bureau dégradé, on peut l’utiliser comme un environnement spécifique, avec ses forces.
5. Prévoir l’avant et l’après



Le stress d’un voyage professionnel ne vient pas toujours du trajet.
Il vient souvent de ce qu’il y a autour.
Arriver trop tôt à la gare.
Avoir 45 minutes à tuer avant un rendez-vous.
Chercher un endroit calme pour passer un call.
Finir dans un café bruyant ou un hall de gare.
Bien travailler en mobilité, ce n’est donc pas seulement être productif pendant le trajet.
C’est aussi éviter les ruptures inutiles avant et après.
Savoir où se poser.
Anticiper le prochain point de chute.
Pouvoir finir une note, préparer un échange ou passer un appel sans bricoler.
Un voyage pro fluide, ce n’est pas seulement un bon siège dans le train.
C’est une chaîne complète qui réduit la charge mentale.
Là dessus, TGV Lyria a bien pensé le truc avec un partenariat avec le réseau de coworkings Regus, Spaces & Signatures pour offrir des sas de travail avant/après le trajet.
Le train comme espace de pensée
Ce que cette collaboration m’a rappelé, c’est que le train n’aide pas seulement à produire.
Il aide aussi à associer les idées.
Une des idées les plus structurantes de Teambakery m’est venue dans un train vers Zurich.
Je regardais le paysage, j’écoutais un podcast sur la course à pied, et j’ai commencé à faire le parallèle entre l’entraînement sportif et la prise de poste d’un manager.
Découper un objectif intimidant.
Accepter la progressivité.
Installer des routines.
Gérer son énergie.
Tenir dans la durée.
Cette idée est devenue notre plan d’entraînement en 90 jours pour les experts qui passent managers.
Elle n’est pas née en réunion.
Elle est née dans un moment où mon cerveau avait enfin un peu d’espace.
Et je crois que c’est aussi ce que le train permet quand on l’utilise bien.
Pas seulement faire plus.
Penser mieux.
Impact écologique
Je savais déjà que le train était une option plus écologique que l’avion.
Mais les ordres de grandeur m’ont surpris.
Selon une étude INFRAS menée sur plusieurs trajets TGV Lyria entre la France et la Suisse, un voyageur en train émet 16 à 20 fois moins de CO2 par trajet qu’en avion, et jusqu’à 30 fois moins avec les nouvelles rames à deux étages.
Sur un Lausanne-Paris : 4,9 kg eqCO2 en TGV Lyria contre 98 kg en avion.
Ce n’est pas une nuance, c’est un changement d’échelle.
Et quand on ajoute à cela le fait que le train permet souvent de travailler dans de meilleures conditions, le sujet dépasse le simple arbitrage transport.
Il devient une réflexion sur notre façon d’organiser le travail.
Moins fragmentée. Moins épuisante. Plus soutenable.
Dans tous les sens du terme.
La prochaine fois que vous prenez le train
Ne vous demandez pas seulement :
“Qu’est-ce que je vais pouvoir traiter ?”
Demandez-vous :
“À quoi ce trajet peut-il vraiment servir ?”
Clarifier ? Décider ? Respirer ?
Retrouver un peu de profondeur dans une semaine hyper fragmentée ?
C’est peut-être ça, au fond, le vrai sujet du télé-train-vail.
Pas transformer le train en bureau.
Mais utiliser le train pour travailler autrement.
Bonne semaine,
Baptiste.
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Voilà et n’oubliez pas :
On n’apprend jamais mieux qu’en faisant !





